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Contenu du Module 1

Introduction au biais cognitif – Comment nos cerveaux rĂ©agissent aux informations sur les rĂ©seaux sociaux, pourquoi nous priorisons les contenus qui divisent et les dangers de la surcharge d’information.

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TITRE

Introduction au biais cognitif – Comment nos cerveaux rĂ©agissent aux informations sur les rĂ©seaux sociaux, comment nous priorisons les contenus qui divisent les dangers de la surcharge d’information.

RÉSULTATS DE L’APPRENTISSAGE

AprĂšs cette formation, vous serez en mesure de:

  • Comprendre ce que sont les biais cognitifs et les identifier
  • Comprendre comment ils inïŹ‚uencent votre rapport Ă  l’information sur les rĂ©seaux sociaux
  • Assimiler des stratĂ©gies afin de limiter leurs eïŹ€ets

Qu’est ce qu’un biais cognitif ?

Le biais cognitif est une dĂ©rive systĂ©matique de notre processus de pensĂ©es qui aboutit Ă  une distorsion, une mauvaise interprĂ©tation, ou un jugement irrationnel sur quelque chose ou quelqu’un.

Le biais cognitif est une erreur systĂ©matique de pensĂ©e qui aïŹ€ecte les jugement et les dĂ©cisions.

Les biais cognitifs et les réseaux sociaux

Les médias sociaux sont conçus pour capter notre attention en utilisant nos biais cognitifs.

Nos cerveaux rĂ©agissent davantage aux Ă©motions. Nous avons constamment tendance Ă  privilĂ©gier les informations qui renforcent nos croyances prĂ©existantes. Les biais cognitifs constituent donc un danger permanent dans notre rapport Ă  l’information et surtout dans la maniĂšre dont nous sĂ©lectionnons, hiĂ©rarchisons et interprĂ©tons l’information.

Le biais de conïŹrmation

Le biais de confirmation est un type de biais cognitif qui pousse les individus Ă  privilĂ©gier, rechercher, interprĂ©ter d’une maniĂšre qui confirme leurs croyances ou hypothĂšses prĂ©existantes tout en accordant moins d’attention, ou en ignorant complĂštement, les informations qui pourraient contredire leurs opinions.

Étude de cas

Julian, un jeune homme europĂ©en de 18 ans , est convaincu que les musulmans sont gĂ©nĂ©ralement intolĂ©rants avec les autres religions. Cette conviction est renforcĂ©e lorsqu’il tombe sur des posts de mĂ©dias sociaux relatant des incidents impliquant des musulmans engagĂ©s dans des actes d’intolĂ©rance religieuse. Ces incidents servent de biais de conïŹrmation pour Julian et renforcent son point de vue.

Son engagement sur les mĂ©dias sociaux est marquĂ© par une tendance notable. Julian a tendance Ă  se concentrer sur les posts dĂ©crivant des interactions nĂ©gatives impliquant des musulmans et l’intolĂ©rance religieuse. En outre, il discute activement de ces incidents spĂ©cifiques avec ses amis, ce qui contribue Ă  renforcer sa conviction que les musulmans sont intolĂ©rants.

A l’inverse, lorsqu’il est exposĂ© Ă  du contenu montrant des musulmans participant Ă  des actions inter religieuses, prĂŽnant la paix, et encourageant le dialogue entre les diïŹ€Ă©rentes communautĂ©s, Julian a tendance Ă  rejeter, minimiser, ou rationaliser ces cas. Il peut percevoir ces actions comme des exceptions ou des valeurs aberrantes qui ne reprĂ©sentent pas fidĂšlement la vĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale sur les musulmans. Cette attention sĂ©lective crĂ©e un biais de conïŹrmation, oĂč Julian accepte une affirmation alignĂ©e avec ses croyances prĂ©-existantes tout en rejetant ou rationalisant les informations qui viendraient Ă  les dĂ©construire.

En consĂ©quence, la comprĂ©hension que Julian se fait des musulmans est faussĂ©e et souvent inexacte en raison de sa propension Ă  choisir et Ă  interprĂ©ter les informations de maniĂšre sĂ©lective. Ce biais de confirmation empĂȘche le dĂ©veloppement d’un point de vue nuancĂ©e et objectif, car il est basĂ© sur une sĂ©lection limitĂ©e et biaisĂ©e d’informations.

Comment réduire ce biais?

Rechercher consciencieusement et dĂ©libĂ©rĂ©ment les informations qui contredisent ou qui mettent Ă  mal nos croyances existantes. Cet eïŹ€ort intentionnel sert Ă  nourrir un point de vue plus Ă©quilibrĂ© et Ă  rĂ©duire les prĂ©jugĂ©s inhĂ©rents.

chercher activement Ă  s’exposer Ă  un Ă©ventail diversifiĂ© de sources d’information, y compris celles qui

présentent des points de vue contraires aux nÎtres. Cette pratique contribue à une compréhension plus complÚte et plus nuancée de divers sujets.

 faire preuve d’esprit critique pour Ă©valuer la fiabilitĂ©, la source, et le contexte d’une information reçue.

Le biais de disponibilité

Il s’agit d’un biais cognitif par lequel les individus Ă©valuent la probabilitĂ© d’un Ă©vĂšnement en fonction de la facilitĂ© avec laquelle des exemples leur viennent Ă  l’esprit. En d’autres termes, si l’on se souvient facilement d’un cas particulier, on a tendance Ă  le percevoir comme plus courant ou plus probable qu’il ne l’est en rĂ©alitĂ©!

Étude de cas

ConsidĂ©rons le scĂ©nario dans lequel une attaque de requin devienne un sujet prĂ©valent dans les mĂ©dias. Les plateformes d’actualitĂ© en ligne et les rĂ©seaux sociaux diïŹ€useraient sans relĂąche les images et les narratifs de ces incidents, en mettant souvent l’accent sur les dĂ©tails sensationnels et dramatiques. En consĂ©quence, en raison de l’omniprĂ©sence de cette couverture mĂ©diatique, un grand nombre de personnes commenceraient Ă  exagĂ©rer la probabilitĂ© d’ĂȘtre victimes d’une attaque de requin pendant leurs prochaines vacances Ă  la plage.

MalgrĂ© la preuve statistique indiquant le risque extrĂȘmement faible d’un tel Ă©vĂ©nement, la disponibilitĂ© immĂ©diate et constante de ces histoires dans les mĂ©dias contribue Ă  nourrir une perception dĂ©formĂ©e. Une intense couverture mĂ©diatique crĂ©e une illusion d’un risque Ă©levĂ©e, menant les gens Ă  croire que cette menace est beaucoup plus Ă©levĂ©e que la rĂ©alitĂ© objective ne le suggĂšre rĂ©ellement!

Danger: C’est un exemple classique de biais de disponibilitĂ©!

La perception de la frĂ©quence ou de la probabilitĂ© d’un Ă©vĂšnement est inïŹ‚uencĂ©e de maniĂšre disproportionnĂ©e par une information facilement accessible et rĂ©cemment acquise dans l’esprit des gens.

Comment pouvons-nous limiter l’impact d’un biais de disponibilitĂ©?

Il est important d’adopter des stratĂ©gies qui promeuvent une Ă©valuation de l’information plus objective et nuancĂ©e, Ă  savoir:

Le biais heuristique de la reprĂ©sentativitĂ© DĂ©ïŹnition et mĂ©canisme

La reprĂ©sentativitĂ© heuristique est basĂ©e sur la ressemblance avec un stĂ©rĂ©otype plutĂŽt que sur des chiïŹ€res et des statistiques pour valider un fait.

Étude de cas

Emma, rĂ©guliĂšrement exposĂ©e Ă  des rĂ©cits mĂ©diatiques soulignant un taux de criminalitĂ© plus Ă©levĂ© chez les migrants, apprend qu’un crime a eu lieu dans sa ville. En l’absence de preuves supplĂ©mentaires, elle conclut hĂątivement que l’auteur est sĂ»rement un migrant, ce qui correspond Ă  l’idĂ©e reçue qu’elle a souvent rencontrĂ©e. Pourtant, statistiquement, la majoritĂ© des crimes sont commis par des citoyens autochtones. Le jugement d’Emma reïŹ‚Ăšte l’heuristique de la reprĂ©sentativitĂ©, selon laquelle elle Ă©value la probabilitĂ© d’un Ă©vĂšnement (un migrant commettant un crime) sur la base de similitudes perçues avec des stĂ©rĂ©otypes ou des exemples trĂšs mĂ©diatisĂ©s, plutĂŽt qu’en tenant compte de donnĂ©es statistiques rĂ©elles. Cette tendance peut favoriser des perceptions et des attitudes biaisĂ©es Ă  l’égard des migrants.

Les stratégies pour contrer ce biais.

chercher les données et statistiques fiables.

prenez l’habitude de considĂ©rer les probabilitĂ©s et les frĂ©quences rĂ©elles dans vos processus de rĂ©ïŹ‚exion, en intĂ©grant des principes de la probabilitĂ© statistique, y compris des facteurs tels que la taille de l’échantillonnaient et les taux de base.

évitez de succomber à la tentation de faire des généralisations rapides sur des individus ou des évÚnements en vous basant sur une caractéristique ou un attribut singulier.

L’eïŹ€et Halo

L’eïŹ€et de halo du racisme peut se produire lorsqu’une personne se fait une impression gĂ©nĂ©rale nĂ©gative d’un individu sur la base de croyances racistes ou de stĂ©rĂ©otypes raciaux. Par exemple, si une personne a une opinion nĂ©gative prĂ©conçue sur une certaine ethnie, cette opinion peut crĂ©er un « halo nĂ©gatif » qui colore toutes les perceptions qu’elle a des personnes de cette ethnie.

Etude de cas

Sur les rĂ©seaux sociaux, l’eïŹ€et de halo se manifeste par la tendance des utilisateurs Ă  porter un jugement positif ou nĂ©gatif sur une personne en fonction d’une caractĂ©ristique ou d’une facette singuliĂšre de son profil en ligne. Par exemple, si une cĂ©lĂ©britĂ© est rĂ©putĂ©e pour son engagement dans des causes humanitaires, les individus peuvent Ă©tendre cette impression positive Ă  d’autres aspects de sa vie, mĂȘme en l’absence de connaissances concrĂštes. À l’inverse, si une entreprise est impliquĂ©e dans un scandale, celui-ci peut jeter une ombre nĂ©gative sur la perception qu’ont les utilisateurs de toutes les facettes de cette entreprise.

Cet eïŹ€et est particuliĂšrement prononcĂ© sur les mĂ©dias sociaux en raison de la diïŹ€usion rapide et sans eïŹ€ort de l’information, associĂ©e Ă  la tendance des utilisateurs Ă  s’aligner sur les opinions dominantes sans nĂ©cessairement rechercher des informations plus approfondies ou plus nuancĂ©es. La rapiditĂ© et la facilitĂ© du partage de l’information amplifient l’impact de l’eïŹ€et de halo, façonnant des jugements rapides et parfois simplifiĂ©s Ă  l’extrĂȘme.

Conclusion

  • Sur les rĂ©seaux sociaux, nous sommes soumis Ă  un certain nombre de biais cognitifs qui viennent de processus mentaux automatiques, de simplifications cognitives ou de l’inïŹ‚uence de certains facteurs Ă©motionnels.
  • Ils aïŹ€ectent nos jugements, nos dĂ©cisions, nos interactions sociales, et il est important de les reconnaĂźtre pour tenter d’en minimiser les eïŹ€ets sur nos actions.
  • Ces biais peuvent se manifester Ă  n’importe quel moment de notre processus de dĂ©cision, lorsque l’on Ă©value une information ou de la consommation de cette information.
  • Ils fonctionnent tous selon un mĂ©canisme humain simple: notre tendance Ă  privilĂ©gier les informations qui renforcent nos croyances.

Votre meilleure arme contre ces biais?

Votre outil le plus puissant n’est pas technologique; c’est le scepticisme. Reconnaissez la tendance propre Ă  l’homme de trouver du rĂ©confort dans une croyance plutĂŽt que de s’engager dans une pensĂ©e critique ou de cultiver le doute.

Dans le contexte actuel, les informations qui ne correspondent pas Ă  nos croyances sont souvent qualifiĂ©es de « propagande ». Cependant, nous oublions souvent que nos systĂšmes de croyances sont façonnĂ©s par le contexte unique dans lequel nous vivons, et nous nous abstenons de les remettre en question parce qu’ils semblent aller de soi. Se pourrait-il que nous soyons trop prompts Ă  rejeter les points de vue opposĂ©s en les qualifiant de simple propagande?

Aperçu des principaux biais cognitifs sur les réseaux sociaux

VIDÉOS

VIDEO CONFÉRENCE: Information et biais cognitifs : un dangereux cocktail.

COURTE VIDÉO: Comment les biais cognitifs trompent notre cerveau

Défier le biais de confirmation Quiz

FinancĂ© par l’Union europĂ©enne. Les points de vue et opinions exprimĂ©s n’engagent que leurs auteurs et ne reflĂštent pas nĂ©cessairement ceux de l’Union europĂ©enne ou de l’Agence exĂ©cutive europĂ©enne pour l’Ă©ducation et la culture (EACEA). Ni l’Union europĂ©enne ni l’EACEA ne peuvent en ĂȘtre tenues pour responsables. NumĂ©ro de projet : 2022-2-IE01-KA220-YOU-000099163

 
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